3 conseils pour vaincre le syndrome de l'imposteur en tant que femme entrepreneure

L'expression "syndrome de l'imposteur" est apparue pour la première fois en 1978 avec deux chercheuses américaines en psychologie : Pauline Clance et Susanne Imes. Après avoir étudié 150 femmes avec des postes à responsabilité, elles ont établi qu’il existait un sentiment profond qui faisait que malgré leurs compétences et leurs réalisations personnelles, elles attribuaient leurs réussites à des facteurs extérieurs comme par exemple la chance. Elles avaient le sentiment d'être illégitimes dans leurs rôles.

Ce sont des pensées négatives répétitives comme "suis-je assez compétente pour ce poste","je doute que je puisse accomplir telle ou telle chose", qui alimentent le syndrome de l’imposteur, et qui touche particulièrement les femmes entrepreneures.

Cela fait des années que j'ai ressenti ce syndrome, qui m'a miné au quotidien, et m'a empêché à plusieurs reprises de me lancer dans de nouvelles aventures.

Bye bye, le syndrome de l'imposteur

Ce syndrome affecte plus particulièrement les femmes entrepreneures sachant que nous sortons régulièrement de notre zone de confort, et nous acquérons des compétences multiples pour développer notre entreprise, tout en assumant notre rôle en tant que femme, maman, à la maison et j'en passe !

C'est une constante recherche d'équilibre, et avec cette petite voix négative qui ajoute du doute dans tout ce que l'on entreprend, cela peut vite devenir épuisant mentalement (et physiquement !).

Pour ma part, j'ai lancé mon entreprise il y a trois ans, Plum Bijoux, après de longues réflexions et sans trop faire de plan sur la commette, mais plus le business se développait, plus le stress et doute se sont invités dans mon quotidien. Je remettais en cause tous les trois mois la continuité de mon entreprise, j'accumulais les insécurités. Les gens autour de moi me faisaient beaucoup doutés car ils n'y croyaient pas. C'était contre-productif, et surtout c'était beaucoup d'énergie négative.

J'ai donc récemment décidé que je n'allais plus écouter cette voix intérieure négative, en me fixant trois objectifs que je te partage, en espérant que cela peut t'aider également.

  • 1. Noter ses réussites

    Cela pourrait paraître une perte de temps, mais j'ai personnellement trouvé que noter ses petites victoires au quotidien, m'aide personnellement à moins douter de moi. Je ne remets plus en cause mes accomplissements, car je sais que derrière ce sont tous mes efforts et perseverance qui m'ont mené aux résultats obtenus. Je ressens que lorsque des pensées négatives m'envahissent, je prends mon carnet et relis mes petites victoires des derniers jours ou des derniers mois.

    Cela me permet de relativiser. Je prends ensuite une grande inspiration, et je me remets à travailler avec des pensées positives.

  • 2. Définir ce que le mot "succès" signifie pour moi

    Depuis notre enfance, le modèle social nous impose un cadre qui définit le succès pour étant riche, ayant une vie familiale et sociale "parfaite", tout cela avec un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle. En d'autres termes, une équation de vie impossible à résoudre. C'est bien sûr caricaturé mais il y a beaucoup de vrai.

    En étant une femme, nous avons aussi une pression sociale pour être "fit" tout le temps, en mangeant que des fibres ! Dans ma vingtaine, ce schéma de travailler jusqu'à pas d'heures dans le monde financier pour obtenir la prochaine promotion, sortir dans les endroits les plus tendances à New York ou Paris, je l'ai suivi pendant 5 ans, puis progressivement, je me suis détachée de ce schéma, et j'ai suivi ma passion, les bijoux, une activité manuelle qui m'apportait une sérénité d'esprit et du bonheur aux gens. Les bijoux m'ont permis de me reconnecter à ce qui me motive en profondeur. Je me suis lancée dans l'entreprenariat peu de temps après.

    Et toi, c'est quoi ta définition du succès ?

  • 3. Arrêter de se comparer à d'autres

    Je sais pas toi, mais j'ai souvent tendance à me comparer à d'autres femmes entrepreneurs qui sont à un stade bien plus avancé que moi avec leur entreprise, qui ont une full équipe derrière elle, et qui sont très présentes sur la scène médiatique. Je suis tellement admirative de leurs parcours, mais c'est comme si cette admiration me décourageait, car elle me fait voir le long chemin que j'ai à parcourir pour en arriver là. On oublie souvent que ces femmes-là sont passées par des moments difficiles, challengeant, où elles ont sûrement voulu tout envoyer en l'air. Ainsi, lorsque je lis sur telle ou telle "success story" d'une femme entrepreneure, cela est devenue une source de motivation car je sais que mon parcours m'est propre, et que je peux pas juste plaquer une autre histoire sur ma vie. A chacune notre chemin, et notre timing. L'important s'est de s'entre aider et de s'élever ensemble.

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